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Retrouvez cet article sur le site de la Fondation d'Auteuil que nous remercions. Daniel nait à la Ferté St Cyr (loir et Cher). Il est le second fils de Jean-Baptiste Brottier et de Herminie Bouthe. Son père est cocher chez le marquis de Durfort. Son frère Gaston est de 3 ans son ainé. La personnalité de Daniel se révèle déjà tout entière dans cette affirmation qui n’admet pas de réplique. « tout ou rien ». Et dès l’âge de raison, Daniel manifeste un grand amour de Dieu et le désir du sacerdoce. « Que seras-tu plus tard ? Plus tard, maman je ne serai ni patissier ni général, je serai pape ! Pour devenir Pape, il faut devenir prêtre. Eh bien je serai prêtre. ( 1881 – Daniel a 5 ans)En 1886 à 10 ans, Daniel fait sa 1ere communion et rentre un an plus tard au petit séminaire de Blois. Enfant, débordant de vie, turbulent, espiègle mais d’une grande générosité. Il devient pendant 3 ans professeur au collège libre de Pontlevoy. Daniel choisit d’être missionnaire et demande à la Congrégation des Pères du Saint-Esprit de l’accueillir. « La vie de Missionnaire, je l’ai toujours envisagée comme la vie d’un homme qui veut se sacrifier et s’immoler pour le salut des âmes » Il souhaitait partir en brousse, il se retrouve vicaire à la Paroisse de Saint-louis du Sénégal. Il se tourne vers la population alors plus abandonnée : les mulâtres. Mais aussi les jeunes. Il redonne vie aux œuvres alors en sommeil. retour en France car il tombe malade. 6 mois de convalescence à la Ferté St-Cyr. Et il repart au Sénégal pour se lancer dans de nouvelles activités. La maladie l’oblige à quitter la terre africaine qu’il ne reverra plus. Il est alors chargé par Monseigneur Jalabert, vicaire apostolique du Sénégal, de réunir les fonds nécessaires à la construction d’une cathédrale à Dakar. Il devient aumônier militaire volontaire et intègre le 121 e régiment d’Infanterie. il partage durant toute la guerre la vie des soldats en première ligne. Par la parole et par l’exemple, il apporte le réconfort, il redresse le moral, il stimule les énergies, il reçoit les confidences, il prépare au grand départ. Le Père Brottier se dépense au mépris de tout danger : six citations, Légion d’Honneur et Croix de guerre.IL deviendra « l’aumônier légendaire » : « Près de vous, Monsieur l’aumônier, on est comme sous une aile. Vous passez à travers les balles » Il fonde L’union nationale des Combattants (U.N.C), organisation non confessionnelle qui rassemble très vite plus de 600 000 hommes. 21 novembre : le cardinal Dubois demande à la congrégation du Saint-Esprit de prendre en charge l’œuvre des Orphelins Apprentis d’Auteuil. Cette œuvre est à bout de souffle, exsangue, endettée jusqu’au cou… et c’est le Père Daniel Brottier, nommé directeur général, accompagné par son nouvel aumônier Yves Pichon, qui vont redresser, déployer, agrandir l’œuvre pendant 13 ans. Deux préoccupations majeures intimement liées, guident son action : - sauver les enfants les plus malheureux et les plus pauvres. - Associer étroitement Thérèse de Lisieux à cette mission et faire découvrir son message d’amour. 13 juillet : pose de la première pierre de la chapelle Sainte Thérèse. 19 juin : l’œuvre est reconnue d’utilité publique 5 octobre : la chapelle sainte-Thérèse est consacrée novembre : création des foyers à la Campagne : placement des enfants dans des familles de paysans chrétiens en dépendance de l’œuvre d’auteuil (450 foyers en 1935) Décès du Père à l'hôpital St Joseph à Paris, le cœur et le corps meurtri, usé, épuisé d’avoir ressuscité Auteuil. Il laisse une œuvre puissante en plein développement, avec un réseau d’amis qui va croissant, une dimension nationale avec ses annexes et les foyers de placements. Il a construit des ateliers, agrandit l’imprimerie, ouvre un cinéma (Auteuil Bon Cinéma) lance des revues. De 145 enfants à son arrivée, il en accueille 1400 à la fin de sa mission. 15 000 personnes assistent à ses obsèques.
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